Jeudi 16 juillet 2009
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" Henry Russell " : Une vie pour les
Pyrénées " de Monique Dollin du Fresnel
Le comte Henry Russell - Killough (1834 -1909 ) appartient à la légende des conquérants des cimes pyrénéennes de la seconde moitié du XIX siècle. Avant de
consacrer sa vie aux Pyrénées, cet aristocrate moitié irlandais et moitié gascon complète ses connaissances par des voyages lointains : Amèrique du Sud, puis du Nord, Russie, Sibèrie, Chine, Japon,
Australie, Nouvelle Zélande, Inde... Le récit de ses voyages inspire Jules Verne. A son retour , il se fixe définitivement à Pau et vit difficilement un chagrin d'amour dont il a du mal à se
remettre. Les Pyrénées vont le guérir. Considéré comme le fondateur du pyrénéisme, il arpente la chaîne pendant plus de 50 ans, y faisant la plupart des " premières " sur les pics de plus de 3000
mètres et finit par se fixer au Vignemale qui devient sa résidence d'été . Il y fait creuser 7 grottes et le loue pour 99 ans . Commencent alors des villégiatures mémorable dans un faste et une
magnificence insolites à ces hauteurs.
Son époque le considère comme un original et un excentrique, la nôtre comme un précurseur et un visionnaire. Routard, écologiste et humaniste avant l'heure , il partage ce qu'il voit, ce qu'il
pense, ce qu'il ressent .
Un nom célèbre dans les Pyrénées mais qui gardait pour moi à ce jour pas mal d'inconnues . La biographie de son arrière petite nièce allait me
permettre d'avoir une autre connaissance de cet illustre personnage , dont les parents s'avéraient plus soucieux de sa piété et de son attachement à l'église catholique que de sa formation à un
métier .
Henry Russell, en fils obeissant se soumettra à la décision de ses parents de renoncer à son amour pour Maud en raison de leur religion différente . Mal remis de son chagin
d'amour , il épousera la montagne et lui restera fidèle , laissant aux Pyrénées le soin de sa guérison .
Dès lors , il enchaînera les ascensions des pics les plus difficiles et ce sera souvent des premières.
Pouvoir admirer tôt le matin , ou le soir le Pic du Ger comble le coeur .
Le lac de Gaube avec en fond le Vignemale, inoubliable vision. Le Bessiberi , autre lieu magique. Pour le lac d'Oo, je partage l'opinion de Russell qui en son temps
déjà déplorait le comportement irrespectueux de la plupart des touristes avec une petite phrase assassine " Vulgariser , c'est rendre vulgaire ".
Bien des noms chantent à nos oreilles : Le Nethou, l' Aneto et La Maladetta , que nous n'avons qu'admirés de loin .
La musique sera son autre passion après les Pyrénées : "Je voudrais vivre de mélodie ". Il aimait par dessus-tout la musique qui selon lui attendrit , exalte et console le coeur.
Autre facette du personnage, son talent d'écrivain afin de partager ses découvertes et ses impressions.
Une de ses qualités était sa fidélité en amitié avec des personnes riches ou pauvres pourvu qu'elles partagent sa grande passion pour la montagne .
Le reproche que je pourrais adresser a ce fondateur du Pyrénéisme a été d'avoir voulu être le propriétaire du Vignemale et qu'on ait accédé à sa demande . Peut-on être
propriétaire de la Nature ?
Surprise également devant la construction de ses 7 grottes et des festins qu'il donnait.
Cette biographie , riche en documents et en photos d'époque , je la dédie une fois n'est pas coutume à mes amis Charles et Thérése de grands amoureux des Pyrénées qui ont su nous faire
partager leur amour des Pyrénées .
Pyrénées 2008
Un grand merci aux éditions du Sud ouest et à Babelio
Par cercle des lecteurs
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Publié dans : Biographie
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