Dimanche 21 décembre 2008






" La ville d'hiver " de Dominique Bona

Consciente d'être parvenue à un tournant de sa vie, Sarah a trouvé refuge dans une villa de la Belle Epoque, sur les hauteurs d'Arcachon. La maison, à la chaleur de serre, la fascine. Entourée d'un paysage délavé de gris, elle se prend à rêver des passions et des fièvres dont la Ville a été jadis le théâtre .
D'où surgit le fantôme d'une autre présence féminine? Quel mystère hante la villa Teresa?
Un poète italien du siècle dernier, jouisseur et joueur, une Russe à la beauté inquiètante, un médecin slave, un bibliophile expert en " curiosa" érotiques, une adolescente anorexique vont danser autour d'elle une ronde perverse.
Du présent où l'attend un dernier amour ou du passé si puissant, qui va triompher?
Comment réapprendre à aimer?

"Il y a un envoûtement dans la lecture des vieux papiers . A condition de pouvoir sy consacrer, le temps s'arrête, les soucis s'éloignent; il se crée une mystérieuse intimité avec des personnages qu'on n'a pas connus mais qui finissent par prendre une place plus importante que les vivants. Leur monde devient votre monde, leurs vies vos vies. C'est un sentiment confortable, car on n'a plus d'heures ni d'obligations extérieures, tout ce qui était jusque-là si important pour vous s'efface, et il n'eciste plus rien que ces lettres, ces documents..."

Tout comme Sarah, nous ressentons une présence  oppressante voire inquiétante dans cette maison prêtée par une amie . Il règne dans ce lieu balnéaire un climat étrange .
Par son talent Dominique Bona va nous guider dans le secret des vieilles maisons qui ne révèlent le poids du passé qu'à des êtres attentifs à leur histoire.
Ainsi , Gabriele D'annunzio reprend vie sous nos yeux, et révèle une autre facette de sa personnalité originale et en particulier son amour pour les femmes. Grâce à cette rencontre et à la nostalgie de l'amour, Sarah qui se trouve à un tournant de la vie, va connaître un amour qui la fera renaître.
C'est à ce prix et à ce cheminement qu'elle trouvera une certaine sérénité au bout.
Les maisons vont se replier sur elles-mêmes et les fantômes du passé se rendormiront  pour n'offrir que des façades en apparence tranquilles.
Je ne connaissais Gabriele d ' Anunzio qu'à travers ses poésies et je lui laisserai donc le mot de la fin ( Clin d'oeil à mon amie Cosetta )


Laus Vitae

Io nacqui ogni mattina.
Ogni  mi risveglio
fu come un'improvvisa
nascita nella luce :
attoniti i miei occhi
miravano la luce.....


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Vivaldi



Par cercle des lecteurs - Publié dans : Littérature Francophone
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